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Rencontre avec Americhip: l’inventeur de la Video-in-Print

Americhip est une société américaine spécialisée dans le marketing multisensoriel à travers l’association innovante des nouvelles technologies et du papier, et qui s’est faite connaître récemment en France grâce à sa nouvelle technologie brevetée, la Video-in-Print, utilisée pour la première fois par Citroën pour la DS3 dans le cahier spécial Enjeux-les Echos d’avril dernier.

Nous avons rencontré leur représentante en France pour en savoir plus sur cette technologie, ses applications éventuelles et la société qu’est Americhip.

Video-in-Print : comment ça marche ?

La technologie consiste en un écran LCD très fin, de 2mm d’épaisseur environ, associé à une batterie et à une puce qui permet à la vidéo de se déclencher suite à une action humaine, et rechargeable par clé USB pour changer la vidéo.


L’écran peut être inséré dans une grande variété de matériaux à base de papier mais pas uniquement : pages cartonnées de magazines ou de livres, packagings de produits de grande consommation, boîtiers de montres…

L’écran existe aujourd’hui en 3 tailles, de 2 pouces à 7 pouces, soit de la taille d’une boîte d’allumettes à celle d’un paquet de cigarettes (sans incitation aucune à le faire partir en fumée néanmoins ! :-) ).

La durée totale de la vidéo chargée va jusqu’à 45 mn en moyenne, et peut même aller jusqu’à 90 mn si souhaité. Le contenu vidéo peut être sous-divisé jusqu’à 20 thématiques différentes actionnables par des boutons tels des onglets de site web, comme dans l’exemple Citroën ci-dessous.

La durée de vie de la technologie est importante, elle peut être déclenchée (par ex : la page du magazine peut être ouverte et fermée) jusqu’à 500 fois. L’affichage est en 4/3e à partir de formats vidéo standard (MP4, AVI) livrés par l’annonceur.

Quelles applications possibles pour un annonceur ?

L’objectif premier est bien entendu la notoriété et l’image, la technologie Video-in-Print étant très événementielle et particulièrement remarquable et mémorisable par l’audience qui y est exposée. Les applications qui en découlent en média sont nombreuses, à l’exemple de l’utilisation faite par Citroën ou encore de CBS qui l’a inclus dans Entertainment Weekly.

Les marques de luxe s’y intéressent aussi fortement telles Chanel aux Etats-Unis qui l’a utilisé dans un book sur la marque, la vidéo du défilé étant réactualisable chaque fois que nécessaire via la recharge USB, ou une marque de montre de luxe en train de l’intégrer dans des boîtiers en métal très fin.

La Vidéo-in-Print commence à se pratiquer également en grande distribution et sur des packagings de produit de grande consommation aux Etats-Unis, à l’initiative d’annonceurs comme Unilever ou Procter&Gamble. Dans ce cas la vidéo illustre plutôt des démos produit, dans un objectif d’incitation à l’essai et à l’achat.

Des usages intéressants sont également envisageables dans le BtoB, auprès de populations telles les visiteurs médicaux, qui peuvent ainsi exposer aux médecins visités des vidéos et des démos des produits promus plutôt que les brochures habituelles.

Quelles contraintes ou limites ?

La contrainte principale à une utilisation grand public récurrente est le coût qui n’est pas négligeable, puisqu’il se situe autour des 180€ en moyenne pour 25 écrans commandés.

Le temps de fabrication prend entre 8 et 12 semaines, à partir de la réception de la vidéo et de l’artwork. Americhip gère généralement l’intégration et la fabrication, soit entièrement soit en coordination avec les prestataires impliqués. La mise à jour de la vidéo, pour les supports pérennes, se fait exclusivement par l’intermédiaire d’Americhip par contre, qui à réception de la nouvelle version souhaitée renvoie un lien téléchargeable au client qui peut ensuite l’intégrer au matériel support via une clé USB.

Evolutions et perspectives

Americhip ne se reposant jamais sur ses lauriers semble-t-il, différentes évolutions de l’offre Video-in-Print sont en cours de développement et devraient sortir prochainement, pour couvrir l’ensemble des besoins et des moyens : d’une application type diaporama plus légère et moins coûteuse, où la vidéo est remplacée par des photos (« digital photo insert »), à des écrans organiques d’une résolution meilleure que les écrans LCD actuels.

L’offre Video-in-Print ne doit pas cacher les nombreuses autres facettes du savoir-faire de la société, qui explore toutes les possibilités multisensorielles du papier avec des technologies permettant l’insertion de son pur, d’éclairages comme pour le film Supernatural ci-dessous, de pop-ups 3D sophistiqués ou même d’odeurs pour le lancement de Pepsi Jazz ci-dessous également…


C’est assez enthousiasmant de rencontrer une telle boîte à idées qui donne l’impression que la technique n’est jamais une contrainte mais au contraire une source infinie de possibilités !

A l’instar d’autres innovations technologiques telles la réalité augmentée, qui ouvre de tout nouveaux champs d’utilisation du support papier, Americhip montre des voies intéressantes où le papier et le digital ne s’opposent pas mais se combinent au service d’une créativité rafraîchissante : à suivre !

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Tag : digital, marketing multisensoriel, papier, video-in-print

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